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12 Novembre 2009 - Andrée Villemaire, déléguée à San Antonio PDF Print E-mail
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La leader du Comité certification, Andrée Villemaire déléguée comme représentante au Annual general meeting du NCIDQ (National Council for Interior Design Qualification, Inc.) était présente à l’assemblée qui se tenait au Texas en octobre dernier.

COMMUNIQUÉ               RÉUNION ANNUELLE DU NCIDQ               Novembre 2009

Bonjour à tous,

Suite à ces deux journées d'immersion totale dans la communauté nord-américaine du design d'intérieur, j’en suis revenue chargée à bloc. Heureusement, puisque je suis devenue encore plus consciente qu’auparavant de la somme colossale de travail qui nous reste à accomplir. Je vous résume l’état de la situation :

q Une centaine de designers d’intérieur en provenance de 25 États américains et de 8 provinces canadiennes étaient présents. 20% d’entre eux provenaient du Canada. Ces délégués représentaient l’ensemble des designers d’intérieurs certifiés NCIDQ à ce jour, soit approximativement :

o 1500 canadiens (dont 62 au Québec)

o 23 500 américains

o pour un total de 25 000 à la grandeur de l’Amérique du Nord

q La première partie de la rencontre du vendredi a couvert les sujets usuels à l’ordre du jour de toutes les réunions annuelles : rapports d’activités, élections au conseil d’administration, rapport financier, etc.

q La deuxième partie de la rencontre a porté sur les modifications qui ont été apportées à l’examen de certification du NCIDQ :

o La partie à choix de réponses passe de 275 à 300 questions.

o Le practicum aura une durée de huit (8) heures au lieu de sept (7) et sera composé de plusieurs exercices distincts dans des espaces intérieurs n’ayant aucun lien entre eux, questions d’être en mesure d’évaluer des compétences très précises.

q DIC et ARIDO ont par la suite présenté leur projet de restructuration des associations provinciales par rapport à l’association canadienne. Ce projet de réorganisation fut extrêmement bien reçu et encouragé par tous les participants. Un designer américain a même demandé si le Canada ne pourrait pas venir faire le même genre de restructuration aux États-Unis…

q Ensuite, CIDA a présenté les nouvelles exigences d’accréditation des établissements d’enseignement qui entreront en vigueur à compter de 2010 :

o Une formation d’une durée de quatre années sanctionnée par une université (baccalauréat).

o Cette formation de quatre (4) ans peut être mixte collège/université, mais elle doit être sanctionnée (l’émission du diplôme) par l’université et celle-ci devra être accréditée CIDA. Le cégep partenaire devra également être accrédité CIDA.

o Les cinq (5) routes qui donnent actuellement accès à l’examen de certification NCIDQ seront graduellement réduites de la cinquième route à une seule, la première, c’est-à-dire : une formation d’une durée de quatre (4) années sanctionnée par une université (baccalauréat) accréditée CIDA, et ce d’ici 2017.

q Lors de la deuxième journée de rencontres, les organisateurs de cette réunion annuelle du NCIDQ ont mis en place des ateliers de travail qui se sont penchés sur divers aspects :

o L’éthique : comment le NCIDQ doit se conduire face aux designers certifiés qui ont un comportement non éthique ?

o Les règlements internes.

o La représentation des États et provinces.

o La traduction « in other languages » de tout ce qui concerne la certification NCIDQ : les examens, les formulaires d’inscription, les livres d’études préparatoires, etc. On veut aussi prévoir le recrutement de correcteurs d’examen « in other languages ».

Comme vous le savez fort probablement, il existe aux États-Unis des regroupements ( www.cqrid.org, http://idpinfo.org, www.ij.org ) qui luttent contre la professionnalisation et les exigences de certification en design d’intérieur. En clair, on ne veut pas de titre réservé ni de champ de pratique défini, et ce, au nom de la liberté individuelle de permettre à n’importe qui de faire n’importe quoi dans notre champ de pratique. Pour ma part, je préfère adhérer à un organisme (le NCIDQ) dont la mission est de protéger le public (nos clients) plutôt que de me ranger derrière des groupes qui ne cherchent qu’à protéger leurs intérêts individuels.

En guise de conclusion de cette réunion annuelle, les délégués et membres votants présents ont eu à statuer sur ce qu’ils souhaiteraient que le NCIDQ mette en place dans les années à venir. Tous ont pu se prononcer à cet égard. En résumé : continuer à promouvoir l’excellence dans la pratique du design d’intérieur dans le but de protéger la santé, la sécurité et le bien-être des personnes dans leur environnement de vie ou de travail, et ce, dans toutes les langues de l’Amérique du Nord.

* * * * *

La participation du Québec à cette réunion annuelle du NCIDQ de novembre 2009 a été extrêmement pertinente, enrichissante et hautement stratégique. Nous savons désormais quel niveau de professionnalisation du design d’intérieur est visé en Amérique du Nord. La tendance actuelle étant à la mondialisation, le design d’intérieur n’y échappe évidemment pas. Si les designers du Québec veulent rester dans la course, ils devront accepter de réintégrer le giron de l’association canadienne (DIC) et aussi de se plier aux exigences de certification (NCIDQ) dans le cadre de la mise sur pied d’une « marque de certification » canadienne qui exige des études, de l’expérience de travail et un examen de certification. C’est la seule avenue qui nous reste pour que notre formation et nos compétences soient reconnues dans un contexte où quiconque peut prétendre pratiquer le design d’intérieur et où il semble impossible de mettre sur pied un ordre professionnel.

Quant aux établissements d’enseignement, ils ont quelques années devant eux pour modifier leur offre de formation de manière à répondre aux critères d’accréditation CIDA pour 2017. Dans ce but, les gens de DIC et d’ARIDO planchent actuellement sur une entente interprovinciale avec le NCIDQ qui rendrait la deuxième route (BAC non-CIDA) accessible jusqu’en 2021 (plutôt que 2017). Ceci donnerait davantage de temps aux 10 cégeps qui dispensent une formation en design d’intérieur pour développer leurs programmes et conclure des ententes de partenariat avec une ou des universités (ou d’élaborer d’autres façons de faire) dans le but de répondre aux critères de CIDA.

Le NCIDQ, DIC et ARIDO ont été très positifs et très encourageants dans leur intention d’inclure le Québec dans les transformations à venir. De plus, ils ont offert leur aide aux établissements d’enseignement québécois pour faire reconnaître par CIDA le haut niveau de formation des cégeps. Devant tant d’ouverture d’esprit et de bonne volonté, les designers québécois ne peuvent pas, à mon humble avis, décider de faire bande à part.

Andrée Villemaire

Designer d’intérieur certifiée NCIDQ 18 380

Responsable du comité certification de l’APDIQ

Enseignante et responsable du dossier de la professionnalisation en design d’intérieur

Collège Marie-Victorin

Last Updated on Sunday, 31 January 2010 11:24
 

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